vendredi 17 septembre 2010

Clients? Parties prenantes ? Est ce important pour nos projets?

De retour de vacances...et prêt à reprendre le flambeau !

J'ai promis dans l'article du 20 Août de vous parler de la gestion des parties prenantes (Stakeholder management). Ci après la première partie de ce sujet.

Il est très rare dans notre vie professionnelle ou personnelle que nous fassions quelque chose qui n'implique que nous: la plupart du temps ce que nous faisons est pour le direct bénéfice d'une ou plusieurs personnes, ceux que nous pouvons appeler les "clients" d'une manière générale. Les démarches qualité appliquées largement dans les entreprises connaissent bien cette notion de "client" et la satisfaction des besoins du client qui est la base de la démarche Qualité.

Mais au delà des clients qui vont bénéficier de ce que nous faisons, beaucoup d'autres personnes peuvent être impactées par ce que nous faisons ou même sans être impactées, peuvent considérer qu'elles ont voix au chapitre et ont le "droit" d'interférer avec notre projet. Ces interférences peuvent avoir pour but de résister au changement quel qu'il soit, de défendre une position ou un pouvoir qui serait menacé par le projet, de faire valoir un principe qui est perçu comme pouvant être attaqué par le projet: il y a des centaines de raisons pour lesquelles quelqu'un qui n'est pas un client bénéficiaire du projet peut se sentir "menacé" et va vouloir "interférer". Ce sont toutes ces personnes que nous appelons "parties prenantes" (Stakeholder). Ces parties prenantes si elles ne sont pas identifiées et gérées peuvent se révéler un pouvoir de nuisance important dans la réalisation de nos projets et nous empêcher de mener à terme ce que nous voulons réaliser ou nuire grandement à l'efficacité de leur réalisation.

Comment identifier et gérer les parties prenantes, c'est ce sujet que nous développerons dans nos prochains articles.

Et pour faire le lien avec quelques notions chère à mon coeur, remarquons
- que la non identification et non gestion des parties prenantes est un des risques qui apparaît dans presque tous les projets que j'ai connus.
- que si une partie prenante n'a pas été identifiée et gérée, c'est habituellement celle qui aura le plus fort pouvoir de nuisance conformément à la loi de Murphy.

Revenant à un sujet d'actualité. Dans le projet actuel de faire respecter la loi sur l'immigration clandestine et éventuellement démanteler des camps illicites, le gouvernement avait-il identifié clairement les clients ? (La collectivité? L'ordre public? Les riverains?) et les parties prenantes (L'opinion publique? La commission Européenne? L'église catholique?...). Les actions et le langage auraient-ils été différents si cela avait été fait ?

Allez, ciao bonsoir...vous pouvez arrêter la lecture de ce blog er reprendre une activité normale.

et pour finir une citation qui me plait
"Todos los hombres que no tienen nada importante que decir hablan a gritos (Jardiel Poncela - Ecrivain 1901-1952)

Tous les hommes qui n'ont rien d'important à dire éprouvent le besoin de le crier

C'est un peu le complément de la phrase que j'avais entendu dans un film
"Quand le loup hurle, le singe chuchote pour se faire entendre" (Entendu dans un film"
. Le singe et le loup ne sont-ils pas des parties prenantes ?

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