jeudi 10 janvier 2013

S'émerveiller, un acte de management efficace et productif (Copier c'est gagner, 1/3)

S'émerveiller devant un lever de soleil....
En ce début d'année, je vous présente mes voeux de réussite et de bonheur dans ce que vous entreprendrez.
Je vous souhaite aussi de savoir bien gérer les problèmes qui "vous tomberont dessus", en particulier grâce à votre sens de l'anticipation, à votre gestion effective des risques et vos qualités de management. C'est un des buts de ce blog de vous aider à atteindre ces objectifs.

Très souvent on associe l'apparition d'une nouvelle année et la prise de "bonnes résolutions". Je n'y ai jamais cru, car pourquoi aurait-on plus la volonté de suivre des bonnes résolutions le premier Janvier plutôt que tous les autres jours de l'année (Du moins lorsque les brumes dues à l'alcool se sont évaporées).

Par contre, en organisation et management, il y a un comportement que j'ai toujours trouvé profitable, c'est de développer sa capacité à "s'émerveiller" et à copier.

S'émerveiller de quoi? Copier quoi? C'est ce que le billet d'aujourd'hui - le premier d'une série de 2 ou 3 - va commencer à traiter.

Je pense que la capacité de la plupart d'entre nous à critiquer (au sens négatif du terme) est bien supérieure à notre capacité à complimenter. Certains disent que ce caractère serait encore plus présent chez les Français qui, souvent, vus de l'étranger, seraient des "râleurs".
Ce réflexe de la critique (négative) n'est pas corrigé par l'école et par l'éducation à la française qui met moins l'accent que d'autres pays et cultures sur la coopération et le travail en équipe mais insiste plus sur le travail individuel, le développement de l'esprit critique et a recherche de "la" bonne solution.

En organisation et management, malgré cette prédisposition "naturelle", on s'aperçoit que l'aptitude à identifier ce qui ne va pas, qui est la première étape de la critique négative doit être développée. Je n'en veux pour preuve que la formation et l'entraînement requis pour être auditeur et participer à des audits. Sans formation et sans méthodes, beaucoup d'anomalies ne sont pas détectées, et les jugements portés sont souvent subjectifs et non étayés par des données objectives.

De la même manière qu'on peut se former et s'entraîner à détecter "ce qui ne va pas", je pense très efficace et très productif de se forcer, se former et s'entraîner à détecter ce qui va bien ou très bien. Et j'ai intentionnellement utilisé le verbe "se forcer" car pour la plupart d'entre nous ce n'est pas un comportement naturel.

On pourrait dire que dans la métaphore de la bouteille, il faut s'obliger à voir et à agir avec la bouteille à demie pleine avant de commencer à s'occuper de la bouteille à demie vide. Et si la bouteille est complètement vide? Si on n'arrive pas à voir des cotés positifs? Il y en a toujours, et si on n'en voit pas, c'est souvent qu'on est pas suffisamment habitué à les chercher et les trouver.

Dans ma vie professionnelle, face à une situation qui paraissait désespérée, j'avais pris l'habitude de dire "Le coté positif de cette situation, c'est que cela laisse une grande marge d'amélioration". La plupart du temps, cette phrase était interprétée comme une plaisanterie mais je pensais sincèrement ce que je disais.
Quand je disais "cela laisse une grande marge d'amélioration", je pensais 
  • à tout ce que nous pourrions faire pour redresser la situation, 
  • aux défis que nous aurions à relever, 
  • à la fierté que nous ressentirions si nous pouvions améliorer la situation,
  • aux solutions novatrices que nous pourrions mettre en place car "si tout est cassé" on n'a que peu de contraintes dans une recherche de solution,
  • etc.
Bref face à une situation qui paraissait désespérée à beaucoup, je trouvais au contraire de l'énergie et de la motivation pour agir. Et c'était contagieux pour l'entourage! donc c'était bon pour la collectivité et l'organisation.

Mon comportement n'était pas naturel!: il était acquis et non inné. Je me forçais et m'entraînais à "voir aussi le bon coté des choses", à m'émerveiller. Voici le mot: "s'émerveiller". C'est un mot que l'on entends assez peu dans le vie courante et c'est bien dommage.

Mon premier contact professionnel avec l'émerveillement fut lors d'une semaine d'une université d'été qui m'a été particulièrement profitable dans divers domaines de ma vie professionnelle, voir billet une entreprise qui tourne carrement rond.
Mon voisin lors de plusieurs sessions était consultant; nous avons sympathisé et, entre autres, il m'a décrit le principe des audits d'émerveillement que son cabinet avait conçus et programmait régulièrement.
Cherchant sur Internet, j'ai retrouvé le nom du cabinet de ce consultant, Optim Ressources.. Je ne sais pas si ils proposent toujours des audits d'émerveillement et personnellement je n'ai jamais participé à un de ces audits. Néanmoins la brève description qui m'en a été donnée pendant cette université d'été a été le début d'une réflexion personnelle qui m'a conduit ensuite à développer et appliquer mes capacités d'émerveillement et à les mettre en pratique dans ma vie professionnelle.

La semaine dernière je suis "tombé" par hasard sur la citation suivante de G.K. Chersterton,
« Nous périssons faute d’émerveillement, et non pas faute de merveilles. [We are perishing for want of wonder, not for want of wonders]».
Et cela a été le déclencheur pour l'élaboration de ce billet car c'est la première fois que je structure ma pensée sur ce sujet et le formalise.  (La sérendipité! Encore la sérendipité! Toujours la sérendipité!)

Voici qui clôture cette introduction sur la capacité à s'émerveiller. Le prochain billet détaillera les bénéfices d'une attitude et de pratiques d'émerveillement et le suivant proposera une approche pour développer ses capacité d'émerveillement.

Voila ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez reprendre le cours de vos activité habituelles. Ciao, bonsoir.

P.S.: Le verbe critiquer au sens premier est neutre; on peut critiquer positivement ou négativement, faire des reproches ou donner des louanges. C'est d'ailleurs dans ce sens originel qu'est compris le terme "critique littéraire" ou "critique de cinéma". Mais avez-vous noté que quand le verbe critiquer ou le mot critique sont utilisés au quotidien, c'est presque toujours pour souligner le coté négatif?




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